Journée famille à Valençay – dimanche 30 juin 2019

 

Le dimanche 30 juin, nous étions plus de quarante participants à la journée famille à Valençay pour faire connaissance avec Charles Maurice.

Les participants, membres des Ingénieurs et Scientifiques du Cher, du GR Centre INSA,  et des Ingénieurs Professionnels de France, venaient de toute la région Centre Val de Loire : Orléans, Tours, Blois, Bourges, La Ferté Saint-Aubin, Vineuil, Le Subdray, Argenton sur Creuse et même d’au-delà : Cusset, Ussel…

Nous avons commencé la journée par la visite du Musée de l’Automobile. Celui-ci présente l’évolution de l’industrie automobile française sur plus d’un siècle. Les véhicules sont issus de la collection des frères GUIGNARD.

Garagistes de père en fils depuis 1906 les membres de la famille GUIGNARD ont conservé au fil des années les voitures qu’ils possédaient et ont même étoffé leur collection, remarquable collection de plus de 60 voitures depuis 1898 en état de fonctionnement, complétée par une collection de véhicules de pompiers, motos, vélos, enseignes de garage, pièces détachées et affiches d’époque….

Nous avons pu profiter de l’exposition temporaire « Renault Nostalgie » et découvrir ou redécouvrir la 4CV dite la « Puce », la Dauphine ou l’Alpine A110.

Nous avons également pu admirer, au travers d’un film, l’exploit des « 4 mousquetaires », quatre amis : André Guignard, mécanicien, collectionneur, fondateur du musée, Olivier Turcat, petit-fils du constructeur automobile, Pierre Tairraz et P.F. Degeorges, reporters, qui décident de refaire Pékin-Paris en voitures d’époque, pour commémorer le raid de 1907. Cette Croisière Rouge se transformera au dernier moment en Croisière Mousquetaire, les autorités soviétiques ayant refusé le laisser-passer pour Pékin.

Au final, 15.000 kilomètres en trois mois, ce sera l’exploit réalisé par une Renault à carrosserie « sport » de 1907 prêtée par la Régie, assistée par la Delaunay-Belleville 1910 du musée de Valençay.

Le film nous fait vivre ce périple qui, finalement, les conduira du Cap Nord à Paris, par Helsinki, Moscou, le Caucase, la Turquie, les Balkans et l’Italie. Grâce à ces voitures d’un autre temps, rencontres amicales et paysages somptueux se succèdent. Le savoir-faire et l’amour d’André pour les mécaniques anciennes viendront à bout de toutes les difficultés, jusqu’à l’arrivée triomphale Place de la Concorde, le 7 octobre 1967.

A midi nous nous sommes retrouvés autour de notre ami Roland Martinet, Président de l’Association des Amis de Talleyrand, pour le déjeuner et surtout pour une conférence passionnante sur Charles Maurice de Talleyrand-Périgord : une vie, une œuvre sans pareilles.

Né à Paris le 2 février 1754, Charles Maurice de Talleyrand-Périgord sera évêque d’Autun, il rédigera l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme en aout 1789, en 1794 il s’exile aux Etats-Unis. De retour en France, il aide Bonaparte à préparer le coup d’Etat du 18 brumaire. En 1807, il s’éloigne progressivement de l’Empereur et au retour des Bourbons il retrouve, en 1814, son poste de Ministre des Relations Extérieures. Le 30 mai 1814, il signe le traité de Paris. Il est nommé ambassadeur à Londres de 1830 à 1834 et participe à la création de la Belgique neutre et indépendante.

Acquis en 1803, à la demande et avec l’aide financière de Bonaparte, selon ce qu’en rapportera plus tard la duchesse de Dino, le domaine de 12000 hectares comprend alors les châteaux de Valençay, Luçay et Veuil.

Talleyrand se rendra assez peu souvent dans son domaine de Valençay après son acquisition car l’Empereur l’accapare et l’emmène dans ses expéditions européennes. Il entreprendra néanmoins sa restauration, fera bâtir des communs, aménager des jardins, un parc et un potager.

Esprit curieux de toutes choses, Talleyrand est un libéral façon XVIIIe, au sens où il défend la liberté de s’instruire, de penser et de s’exprimer tout autant que celle du commerce et d’avoir la vie la plus agréable possible.

Il meurt le 17 mai 1838 à Paris à l’âge de 84 ans, il repose à Valençay.

L’après-midi, Roland nous a guidés au travers des principales pièces du château de Valençay où nous avons pu visualiser les faits et gestes de Charles Maurice à différentes époques de sa vie.

Une belle et agréable journée qui a permis de faire connaissance avec de plus jeunes ou de plus anciens, de retrouver des copains de promo,  et ainsi partager l’expérience et développer le réseau.

Établissements LABONNE : tôlerie et chaudronnerie à Bourges

Les adhérents présents ont visité les établissements LABONNE, haut lieu de tôlerie et de chaudronnerie à Bourges et ont pu découvrir les machines de pointe qui permettent de fabriquer diverses coffres-forts et matériels mécaniques.

La précision est permise grâce aux centres d’usinage et de découpe laser, et les outils plus conventionnels assurent une production fiable et de qualité.

Merci à Bertrand LABONNE pour cette belle visite !

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Le CFA de Bourges : apprentissage de nombreux métiers et conférence sur le chocolat

Au CFA de Bourges, 1000 apprentis apprennent des métiers variés : mécanique-auto, carrosserie, électronique, coiffure, esthétique, boucherie, charcuterie, pâtisserie, boulangerie, services…

Tout est équipé avec du matériel de pointe qui professionnalise les étudiants et qui favorise les mises en situation réelles : en tant que clients, vous pouvez déguster des plats réalisés par les futurs bouchers ou charcutiers, préparés par les futurs cuisiniers et servis par les futurs maîtres d’hôtel, dans la salle entièrement refaite en 2016. Vous souhaitez changer de tête? Prenez rendez-vous au salon de coiffure !

De la gestion des denrées alimentaires aux pratiques réalisées dans les ateliers mécaniques, tout est minutieusement contrôlé, et soumis à des règles et mesures d’hygiènes très strictes.

Lors de la seconde partie de la visite, les ISC ont découvert les secrets du chocolat avec Philippe BARDIN. Une astuce : mâchez le chocolat en retenant votre souffle quelques secondes, puis respirez et découvrez toutes les notes aromatiques !

Pour clore la visite, les étudiants nous ont préparé des mignardises succulentes et chaque ISC est reparti avec un oeuf en chocolat digne des plus grands pâtissiers.

Merci à Nicolas MESTRE pour cette excellente découverte !

 

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Visite des Ateliers d’Orval, fabricant de wagons de fret ferroviaire

La visite des ex-Ateliers d’Orval, maintenant Unité de Fabrication d’Orval de la société Inveho, filiale de la SNCF via le Groupe Ermewa, spécialisé dans la fabrication, la réparation, la location… de wagons de fret ferroviaire, a eu lieu jeudi 31 mai de 8h à 10h environ.

L’horaire, inhabituel, était justifié par l’activité qui est arrêtée tôt le soir.

8 membres des ISC ont fait le déplacement d’Orval ce jeudi matin, et la visite a été un franc succès. Nos hôtes, le Directeur Industriel d’UFO et le DG d’Inveho, nous ont fait découvrir toutes les activités de ce grand site industriel qui occupe 120 personnes et constitue le premier employeur privé du bassin de Saint-Amand-Orval: fabrication, recyclage, réparation de wagons de fret, pour des clients français voire internationaux. Par leur dynamisme, leur métier, leur pragmatisme et leur esprit d’innovation, les équipes d’Inveho maintiennent et développent leurs activités dans un contexte concurrentiel et fluctuant.

Un bien bel exemple de maintien et de développement d’une activité industrielle importante dans le Cher

25/06/17 Collection des machines agricoles Vierzon

En ce dimanche 25 Juin, les ISC se sont donnés rendez-vous devant un immense hangar des années 1900, abritant l’étonnante collection des machines agricoles de Vierzon. Autrefois incontournable site de production de tracteurs, la ville comptait plus de 7 hectares de bâtiments couverts et a vu naître des marques telles que Case, Société Française,

Si le site n’est ouvert au public que sur rendez-vous, les chanceux visiteurs peuvent découvrir des tracteurs et autres machines tous en état de marche et dont les pièces viennent de Vierzon même. Le plus ancien date de 1840, alors que les entreprises fleurissantes profitaient de l’ouverture du canal de Berry (mise à disposition de l’eau nécessaire à leur fonctionnement), d’une main d’oeuvre qualifiée locale et du chemin de fer pour transporter les modèles partout en France.

Aujourd’hui largement vidés de leur outils de production, les entrepôts rappellent le succès passé de la ville et les vieux tracteurs participent aux foires et aux films historiques. La mémoire de Vierzon perdure donc à travers toutes ces manifestations et le travail passionné des adhérents  de l’association.

 

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19/05/2017 Les drones à Avord

Les ISC ont eu le privilège de visiter les ateliers de Jean-Louis BENOIT, et de découvrir des maquettes, des prototypes, des innovations, et aussi la réplique du Blériot XI (unique en France).

La majorité des informations expliquées étant confidentielle, voici un article qui retrace une partie de ce que nos membres ont appris.

http://www.leberry.fr/avord/insolite/aeronautique/2017/06/11/un-passionne-d-avord-fait-renaitre-le-bleriot-xi-un-avion-de-legende_12438501.html

Article publié le 11/06/2017 dans Le Berry Republicain, rédigé par Arnauld Pasquier

Conférence ALM 13/03/2017

Florian GALLIANO, ingénieur à MBDA, a présenté l’Additive Layer Manufacturing aux ISC, le 13 Mars 2017 au Made In Café de Bourges.

Le procédé consiste à ajouter de la matière (surtout métallique telle que l’acier, le titane, l’alumine…) couche par couche pour fabriquer un objet physique à partir d’un objet numérique. La première étape consiste donc à concevoir une forme 3D complexe grâce à un logiciel spécifique. Ensuite, cet objet est « découpé » par le logiciel, pour obtenir une succession de plans 2D, envoyés à la machine. De fines couches de poudre sont déposées à l’intérieur d’une cuve, que le faisceau laser fait fondre là où la matière doit être conservée. Le dépôt de poudre et la fonte laser sont répétés jusqu’à la réalisation complète de la pièce. Enfin, l’objet est récupéré en enlevant la poudre non fondue (qui sera recyclée et réutilisée).

Cette méthode permet d’économiser de la matière en réalisant des pièces creuses, tout en limitant les assemblages et procédures de soudage puisque la fabrication se fait d’un bloc. Il faut aussi noter que la chaîne de fabrication est simplifiée car le nombre d’intermédiaires est réduit, l’entreprise élabore sa matière première et la stocke. Cependant, les temps de réalisation sont très longs (il faut par exemple compter 25h pour fabriquer une des pièces en photo ci-dessous, et ajouter 1/2 journée de préparation et de nettoyage de la machine) et les volumes sont faibles.

Ainsi, de nombreux défis industriels concernent cette nouvelle technique de pointe : comment réduire les temps de fabrication? Qui produit les machines? Le marché peut-il suivre les cadences? Comment maîtriser les coûts? Le recyclage de la matière est-il infini? De quoi intéresser de nombreux ingénieurs, qu’ils soient étudiants ou diplômés!

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Cordées de la Réussite 25/11/2016

L’INSA Centre Val de Loire organisait le vendredi 25 novembre les Cordées de la Réussite et conviait plus de 80 collégiennes et lycéennes autour du thème : les femmes et les sciences.

Au programme, une pièce de théâtre présentée par la troupe parisienne « Laps/équipe du matin » où les stéréotypes et autres idées reçues étaient mis en scène pour faire réagir l’auditoire. En seconde partie, les étudiantes rejouaient certains passages marquants pour changer ces stéréotypes et montrer que les femmes ont toute leur place dans le monde scientifique.

En dernière partie, quatre femmes d’exception retraçaient leur parcours et leurs liens avec les sciences. Ainsi, une ex-tradeuse, une pharmacienne, une chercheuse et une ingénieure des ISC ont motivé ces jeunes à poursuivre leurs études et à ne pas s’arrêter au premier plafond de verre rencontré.

Belle initiative !

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(Photographie cf CentreFrance, article Le Berry Républicain – Stéphane Guignard)

Visite de WILO Intec 16/09/2016

Fabricant de pompes et de circulateurs au rayonnement mondial, WILO Intec exerce son activité depuis 1872. Née en Allemagne, cette entreprise de 7000 employés possède un site à Aubigny sur Nère qui emploie 400 personnes.

Si WILO Intec cherche à renforcer sa position de leader, elle n’en reste pas moins une entreprise indépendante. Son chiffre d’affaire a été multiplié par deux en 10 ans et les innovations sont au rendez-vous : toujours plus silencieux, fonctionnels ou contrôlés à distance, les pompes comme les robots des lignes de production font preuve d’un grand savoir-faire.

En effet, lors de la visite de l’atelier de production, les ingénieurs des ISC ont pu découvrir des lignes entièrement ou partiellement robotisées.  Si les opérateurs se relaient toutes les 8h, les robots poursuivent un ballet incessant et minutieux : sertissage, marquage, soudage… L’ensemble est chronométré, détaillé et répertorié sur des tableaux de bord pour suivre scrupuleusement les avancées.

Une entreprise représentant l’industrialisation par excellence !

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